Le mouse jacking prend de l’ampleur en France

Les vols de voiture avec la méthode du Mouse Jacking représentent maintenant 70 % des appropriations frauduleuses de voiture en France. Le phénomène ne cesse de se rependre partout jusqu’à pousser les gendarmes à tirer la sonnette d’alarme. Il est évident que l’investissement des voleurs dans des appareils électroniques sont rentables si bien qu’ils ne cessent de développer leurs trafics. De leurs côtés, les assurances on du mal à rembourser toutes les personnes qui ont été atteint de ce genre de vol.

400 cas de voitures volées par jour en France en 2017

Plusieurs vols en « mouse jacking » dans le nord

Bien au contraire de ce qu’on attendait, la mise en place de différents aspects électroniques dans une voiture a permis une nouvelle technique de vol aux voleurs et aux bandes organisées. C’est simple, il suffit de pirater les données d’un véhicule pour parvenir à s’y introduire. Dans les départements du Nord, les gendarmes préconisent l’utilisation des antivols mécaniques comme la canne antivol pour bloquer le volant. C’est une méthode jugé dépassé mais qui pourtant reste le plus efficace.

Les voleurs s’attaquent surtout à des gros cylindres pour ce qui est des cas recensés dans le Nord. En l’espace d’une nuit par exemple en octobre, cinq voitures se sont faites volées : Mégane, Audi 3 Sport back et une C3. Le plus effrayant, c’est qu’on ne distingue dans tous les cas aucune trace d’effraction rendant le travail des policiers encore plus difficile. Les propriétaires se rendent compte du vol seulement le lendemain matin.

Des cas recensés dans le sud de l’Oise

Dans le Sud, on s’attaque particulièrement à des marques françaises comme Renault, Peugeot ou Citroën. Si on ne considère qu’en Octobre, il y a eu 60 voitures volées. La moitié se trouvant dans les secteurs de Senlis, Le Plessis-Belleville, Verberie et Pont-Sainte-Maxence…  Ce sont souvent les plus modernes doté d’une carte qui en souffrent.

La plupart du temps, on retrouve les carcasses des voitures désossés et brulés. Pour dire que les malfaiteurs visent plutôt à écouler les pièces détachées. Ils ne partent pas loin pour ça mais vendent leur produit dans le département et parfois en Ile-de-France. Et étonnamment, l’utilisation des cannes antivols est aussi conseillée par les gendarmes : un moyen contraignant mais efficace. Il y a aussi d’autres possibilités mais un peu plus cher comme l’utilisation d’un traqueur pour géolocaliser son véhicule en cas de vol.

Le mouse jacking face aux assureurs

Le cas le plus connu, c’est que les propriétaires ont du mal à convaincre leur assurance du vol puisqu’il n’y a eu aucune trace d’effraction. Et la plupart du temps, les assurances ne font pas d’indemnisation puisqu’ils ne reconnaissent pas le vol électronique et ne dédommage donc pas les victimes.

Ce qui est conseillé dans ce cas, c’est de faire appel à un expert pour reconnaitre le vol. L’arrêt n° 15-09035 du 2 novembre 2017 de la cour d’appel de Versailles propose cependant de faire jurisprudence à ce sujet. Et ainsi, le magistrat considère l’assureur comme obligé de garantir le vol même si l’effraction en question n’est pas apparente.